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 « les indomptés » ft. TEORA

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Duncan Bastille
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MessageSujet: « les indomptés » ft. TEORA   Mer 29 Oct - 16:51

les indomptés


    fuir, s'échapper, s'évader, s'éloigner, s'envoler… disparaître. le fracas des hurlements, la saveur du sang, le parfum de la rage, la douleur des plaies. c'est trop. tellement qu'on en veut encore. encore jusqu'à ne plus rien sentir. c'est si prenant, si envahissant… qu'on ne sent plus rien. c'est le vide, le vide complet qui s'éprend de votre corps las et anéanti. on en devient pas fou. non. on en devient sauvage, réduit à cette nature animale. celle que l'homme dissimule sous une enveloppe immaculée. celle de l'homme docile, calme, plein de vertus et dont les vices se sont envolés. pourtant, dans cette cage de pierre, je ne me sentais plus homme. je me sentais comme cette pauvre bête que l'on détiens emprisonnée. ce loup qui hurle sa peine avec fureur. cet oiseau qui bats des ailes avec frénésie. ce fauve dont les griffes s’agitent avec fièvre. liberté ! liberté ! mais putain, où es-tu ? je ne suis pas un animal. je ne suis pas une bête. je suis un Homme. un être humain. et je veux vivre ! alors je lutte, je me bat contre le fouet de ton indifférence, car je suis indomptable. je ne puis me réduire à la captivité, la domination, l'incarcération. autrefois on me disais que je volerais de mes propres ailes. et j’attends. j’attends toujours que mes ailes entravées prennent leur envole. comprends-tu ? comprends-tu liberté ? je suis né pour voler.

    je me débat. je hurle. je frissonne. je frappe. je rugis. je déchire. je grogne. je me blesse. je cogne. j'aboie. je trépigne. je tombe. je me relève. et j'oublie.

    et pourtant, je l'entends, dans cette anarchie, dans cette folie. cet éclat de souffrance qui jaillit de nulle part et qui me sort de cette abîme. alors je m'approche. et tel un enfant crédule, je colle mon oreille torturée contre ce mur froid qui me sépare de cette âme souffrante, à la recherche d'un secours inespéré dans ce silence cuisant qui nargue mes tympans l a c é r é s .

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Naïa Keynes
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MessageSujet: Re: « les indomptés » ft. TEORA   Jeu 30 Oct - 1:04


les indomptés
je fixais des vertiges.



monstre. monstre. monstre.
mot fardeau, te martèle, ça fait des chocs dans ta tête, retournée, lacérée par la tyrannie langoureuse des cris qui résonnent, qui explosent.
l'odeur nauséabonde de la sueur qui perle en chaque recoin, des pleurs s'égouttant sur leurs joues émaciés.
et du sang, ce sang si frais, si chaud qu'il en bouillonne de tout côté, sulfureux nectar qui hante les esprits des reclus.

monstre. monstre. monstre.
murmure égaré entre les cellules confinées, murmure qui se perd, vagabonde sur les lèvres, gercés par le froid, gercés par la vie.
doucereuse tempête de rage, qui se prépare au carnage.
bruits métalliques qui s'entrechoquent.
voix rouillés s'abandonnant dans le lointain.
regards délurés délaissés dans le noir le plus complet.
spectacle d'horreur et de peur, ils sont tous morts, tués par leurs coups imprégnés de ce désespoir rasoir.
ils hurlent au ciel, hurlent aux comètes, des pourquoi, des jamais et des envolées de quelques destins secrets.
parce qu'il ne leur reste plus que cela. hurler. hurler, hurler à en pleurer, à s'en déchirer.
ils cognent les barreaux de ces cages détenant leurs âmes à la dérives, ils cognent, tapent, griffent, se délectent de cette souffrance qui les emprisonnent.
ils ont mal à en crever, à en tomber. ils pourraient ne jamais se relever. abattus dans cette marre de sang, cette marre d'espoir.
beauté inoubliée qui demeure en chacun de ces cœurs.
le silence s'éloigne sous le reflet d'un soleil du passé. il n'est plus que l'ombre d'un dessein.
sous la tumulte de la foule captive, il y a les gémissements des absents. ceux qui ne comptent plus les jours, les nuits, les minutes qui s'écoulent. ceux qui sont balayés par leur rancœur inhumaine.
pouf.
leur voix s'éteint, du jour au lendemain.
comme un brasier inondé, comme une chandelle terrassé.
l'entends-tu, teo ? sombre, teo ?
entends-tu les plaintes du désespoir, perçois tu ces âmes qui broient du noir, encore et encore ?
un jour, un beau jour, il s'abattra sur ton être, ton sale être dépouillé de clarté, dépouillé de beauté.
un jour, un beau jour, tu sentiras les élans d'une détresse sans pareille, l'humanité souffrira, gémira. et tu souffriras, gémiras avec elle.
parce qu'elle ne croit plus en toi. parce que tu ne crois plus en elle.

mais. tu n'abandonnes pas. tu luttes, luttes, contre ces barreaux qui pensent te retenir en cage, contenir ta rage.
illusion, quel amère déception qui se profile à l'horizon.
tu en deviens folle. tu ris, tu tapes, tu rugis.
tel un lion.
une bête, un monstre.
tu n'as plus rien d'humain.
malgré les jeux de l'obscurité amère, tu ressens les parfums de la honte. en cet instant, tu es laide. aussi laide qu'ils le sont tous.
ici, tout attrait est balayé.
tu nages dans la poussière, dans la déchéance d'un monde qui coules en des eaux sombres et étroites, des eaux qui s'engouffrent en tes poumons.
tu ne peux plus respirer, tu es terrassée par ta propre férocité.
alors, tu perds pieds, tu tombes au sol.
sol froid, électrisant, aussi glacée que ton corps, congelée par cette douleur trop pesante.
tu poses ta tête conte le mur, ce mur si doux, si frais, abrégeant les ardeurs de ton cœur en sueur.
tu revis de par l'intensité blafarde sur ta peau tuméfiée.
près de toi, si près de toi, tu la perçois.
sous cette fumée d'affliction, de sensations dérisoires.
la lamentation d'une âme abîmée, comme la tienne, comme la leur.
elle est si près, que tu sembles sentir son souffle givré sur ta chair écorchée.

une larme roule sur ta joue.
tu déposes ta main sur l'infime épaisseur qui te sépare de cette chimère aux reflets argentés.

et tu te mets à chantonner, en des larmes insonores, aussi silencieuses que la nuit.
des mots dénués de sens, dénués de bon sens.
des mots qui s'enchaînent, des mots vertiges.


▲ teora

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Duncan Bastille
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MessageSujet: Re: « les indomptés » ft. TEORA   Sam 1 Nov - 1:12

les indomptés


    un cri, dans l'immensité du vide.
    un cri sans fin, un cri limpide.
    un cri pur, un cri sincère.
    un cri du cœur...
    un cri de l'âme.

    et soudain, un silence - plein de labeur, plein de raideur – façonné par cet infini qui prend fin. le fil de sa voix, qui se rompt, qui se brise. ce cristal qui se fracasse et dont les éclats se perdent dans le néant. c'est la désolation, le tourment. un poisson dans un bocal. qui tourne, qui tourne, jusqu'à crever de folie. pourtant je la sent là, cette âme démente qui demande que l'on essuie les larmes qui brouille sa vue sur cette terre. elle veut voir la pauvre bête, elle veut voir le monde. elle veut se lever, regarder au loin et avancer vers le rayon de soleil qui l'attend au bout du chemin. et à deux nous espérons, à deux nous respirons, à deux nous inspirons cet air qui nous caresse les poumons encore pleins de cette vie qui a tant de choses à cacher. au milieu de cette désolation, il continue de battre, ce putain d'organe qui bat le rythme de la vie dans ma cage thoracique. pourquoi tu fais de la musique toi ? arrête enfoiré, la musique c'est pour les heureux. Toi tu peux parler, au chaud derrière ma chair, derrière mes os, tu ne craints rien… pourtant tu m'essouffles avec ton espoir. je veux mourir tu m'entends ? alors pourquoi tu continue de jouer, arrête je t'en prie, laisse moi tomber… tomber… et ne me tend plus jamais la main pour me relever. une goutte qui perle à travers le désert de ma peau, qui se débat contre mes joues creuses et qui fini sa course sur ma poitrine. et alors… une voix. une voix vacillante, comme la lumière d'une bougie. oui, exactement, cette lumière chaude dans la pénombre. celle qui vous guide à travers le brouillard épais de votre raison divagante. on n'y croirait presque plus, et pourtant on la discerne. elle est là pour vous, celle-ci elle veut votre bien. celle-ci, elle ne vous brûlera pas les doigts. celle-ci, elle vous guidera. alors, je ne veux plus rien.
    rien.
    rien.
    rien.
    juste l'entendre.
    la sentir.
    là, de l'autre côté. cette créature qui me rappelait la mienne. deux bêtes puantes de lassitude, inondées par un même désir : celle de l’espérance. espérance, flamme de nos vie, incendiant nos peaux ecchymosées, embrasant nos os graciles, nous consumant jusqu'à la moelle.

      « on vit dans un monde où il faut se battre pour chaque bouffée d'air, et envoyer la mort au diable.
      alors souffle. alors inspire. alors expire. le bonheur qui s'ensuit à la souffrance n'en est que plus éclatant. »



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Naïa Keynes
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MessageSujet: Re: « les indomptés » ft. TEORA   Mer 5 Nov - 14:27


les indomptés
je fixais des vertiges.



tu es pleine de mots, de mots qui flottent face à toi, des lanternes entre les abîmes de la fin ondulant sous tes yeux fatigués.
tu tends ta pauvre main, émaciée par la vie, par la morsure glaciale de ce froid improbable, tu tentes de saisir ces mots espoirs respirant dans le noir.
tu tentes l’impossible, tu t'élances dans ce gouffre, en un bond, un souffle, un tout.
tenter, tenter, tenter.
tu le murmures, tu le chantonnes, tu l'expires comme s'il s'agissait du dernier, de cette ultime fatalité s'écoulant de tes lèvres gercés.
tu rêves de tous les tuer, de danser sur leurs corps meurtris, d'abandonner la souffrance et d'en rire de cette douleur, d'en sourire.
tu rêves d'un monde où tu ne serais plus teora la maudite, teora la désaxée, teora, teora, teora, toujours teora.
tu rêves ne plus être toi, de ne plus être cette âme mourante au creux de la mort, au creux de ce givre perfide se délectant de ta peau en décomposition.
c'est beau de rêver, c'est beau d'espérer.
mais, ça fait mal, ça fait toujours mal.
la désillusion de la vie te ronge, s'ancre en toi, te consume. et la souffrance n'en est que plus vive. intensité ardente valsant sous ton regard abîmé par les mystères de l'éternité, amère espérance de l'existence, amère, tout est amère, si fade, si morne.
un monde de cris et de larmes, un monde qui ne devrait pas être.
une terre saccagée par la famine, une terre saccagée par l'humanité, nous sommes seuls responsables de nos actes, seuls responsables de ces hurlements résonnant dans le lointain, seuls responsables de cette galaxie infinie de malheur, de cet océan de douleur.
nous sommes coupables de ces réalités effacés, ces réalités bafoués. on les essuie, on les efface, on les fonds dans les blizzards.
mais, elles demeurent dans l'ombre, elles demeurent et vous surprennent, vous prennent, s’éprennent de vos cœurs infirmes.
vague à l'âme, vagues à l'âme.
tu ressens leur puissance, tu ressens leur désespoir mordant, cuisant, imprimé sur leurs chairs, imprimés dans leurs têtes.

un jour, tu n'auras plus mal. un jour, le monde n'aboiera plus sa douleur. un jour, tu ne seras plus entre ces murs, bête délaissée à son mal être, tigre abandonné à sa fureur.
un jour, un jour, un jour.
(mon prince viendra ?)

ils se disent tous, un jour.
ils se disent tous, peut-être.
ils se disent tous, quelques promesses dans les airs, quelques sourires qu'ils peignent de leurs mains fébriles, quelques éclats d'euphories entre les rochers de cet océan contredisant de ses hurlements sourds vos espérances paraissant pourtant si vivantes.
ils se disent tous, ils disent tous, ils espèrent tous.

et toi, qu’espères tu teora ?
et toi, que dis tu teora ?


toi, teora, tu n'es qu'une infime ombre, un souffle dérisoire, un cri dans l'espace, une pensée balayée, par les leurs, elles grouillent pareilles à des fourmis, elles grouillent, grouillent, t'étouffent.
tu ne peux plus parler, tu ne peux plus crier.
tu ne peux que pleurer.
cette larme qui glisse sur ta peau, semblable à une vague s'échouant sur la rive.
cette larme, tu aimerais ne pas la connaître. cette larme, abattue par ta souffrance infinie, abattue par ta vie, abattue par ta déchéance inexorable.
elle est chargée de tout tes regrets, de tout tes remords, de toutes ces morts vagabondes s'éclipsant de ton existence, de toutes ces paroles jamais prononcés, de cet amour inexistant, cet amour que tu te crée, que tu inventes, que tu espères, que tu oppresses, que tu attends.

ta voix transparaît dans l'abysse, se glisse entre leurs cris, et leurs coups, leurs bleus et leur mal.
tu souffres pour eux, tu souffres pour toi.
tu chantonnes ces mots voilés, ces mots auxquels tu pourrais à peine croire, ses mots que tu aimerais enserrer entre tes bras, embrasser, caresser, ne serait ce que toucher du bout de tes doigts.
tu en as envie, tu en as besoin. vitalité qui t'assomme, vitalité de saisir leurs envolés désespérés.

bonheur.
lumière.
espoir.
sourire.
rire.
vie.
passion.
euphorie.
amour.


tu poses délicatement ta tête enflée sur le mur, cette cloison qui te sépare de lui, de cette âme en détresse qui expires tout son mal, de cette âme en perdition déposant son regard argenté sur la surface du soleil, de cette âme, cette douce âme, ce compagnon d'infortune.
à vous deux, vous devenez personnification de la souffrance.
à vous deux, vous implosez de vos maux et de ce poison que sont vos cœurs laminés par la tyrannie d'un monde détruit, sombrant dans la décadence du malheur.

il parle, ses mots franchissent ses lèvres et atterrissent au creux de ton âme en larmes. ils paraissent caresser ta peau glacée, te réchauffer, affluer un parfum de jouissance inespérée.
ils paraissent être tout ce que tu n'avais pas.
cette lumière au bout du tunnel, cette clarté des profondeurs, ce sourire inopiné, subit, comme un éclair, un vif éclair de vie, un vif éclair.
une renaissance.
ses mots, ils te transportent vers des extrémités de ton cœur inexplorés, ils te transportent vers cet espoir que tu redoutes, vers cet espoir que tu repousses.
lui, cette âme indistincte, ces mots sans visages, cet esprit en résonance avec le tien, ces cris silencieux. il éveille la douceur de ton cœur, il éveille des émotions insoupçonnés.
il t'éveille, toi, teora.
il incite tes émotions à parler, de ces mots poignards, tranchants.

tu saignes, teora. tu saignes, mais tu ne le vois pas.
exprimes toi, libères toi.

et tu l'écoutes. et tu l'acceptes.
parce que tu ne peux mentir en un sourire qui rit, tu ne peux plus mentir à toi-même, tu ne peux plus leur mentir.
ni à lui, ni à tous les autres.

tu pleures, tu pleures de tous ces malheurs. ils te blessent, t'assiègent, te tuent.
tu en meurs de ces afflictions, teora. tu en meurs, et tu ne dis rien.
tu ne fais rien.


rien, rien, rien.
tu te dis, un jour, un jour, un jour.
je vivrais. je respirerais.

mais, lorsque tu caressas de ton regard la réalité de cette vie qui donne et qui reprend, il sera trop tard. trop tard pour tout, trop tard pour ce un jour.
trop tard pour vivre.

tu pleures de tout ton cœur, tu dégueules ton orgueil.
tu délaisses ta souffrance au loin.

tu es comme un oiseau qui vole de nouveau.
si haut, si haut.






▲ teora

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MessageSujet: Re: « les indomptés » ft. TEORA   Dim 9 Nov - 22:53

les indomptés


    la dépouille de mes rêves qui s'évade de mes lèvres en ce souffle qui représente bien plus qu'un simple battement de mes poumons. c'était un battement d'ailes. un papillon. une hirondelle.
    une é v a s i o n.
    comme si j'avais enfin vomi la crasse qui me pourrissait de l'intérieur. comme si l'on m'avait nettoyé une plaie saignante et douloureuse. et qui aurait cru que ces mots étaient capables de me faire sombrer plus encore ? sombrer plus encore dans l'espoir. je venais pour la première fois d'évoquer et d'assumer face à un Homme ma vision de la vie. cette vision qui avait toujours été mon jardin secret, cette part de moi enfouie si profondemment dans ma chaire qu'elle était invisible aux yeux de tous.
    je me sentais nu,
    je me sentais perdu,
    je me sentais découvert,
    je me sentais mis à terre.
    j'avais peur.
    j'étais sorti de cette coquille qui me protégeait, et dont la chaleur berçait mes nuits, comme un fœtus reposant en paix dans le ventre de sa mère. ce cocon trop parfait, trop facile... et si fragile pour être détruis par la force d'une âme tremblante. une âme qui avait touché la mienne sans avoir prononcé un mot, et qui m'avait révélé à moi-même. car c'était lui, le vrai duncan et son esprit qui s'était exprimé. les larmes emplissaient mes yeux avant de venir s'étaler avec douceur sur mes joues creuses. c'était une rivière qui s'écoulait depuis mon coeur et dont les eaux tourmentées avaient fini par terrasser les rochers de la souffrance. on assimile souvent les pleurs à la douleur, mais ils sont en réalité la clé de la délivrance de la penne. une larme dont s'échappe un mauvais rêve, une goutte par où fuient les pensées. c'est des crèves coeur. c'est des parleurs. les vengeurs de mon corps achevé par ses propres fantômes.

    mes muscles qui se contractent. et le soldat de mon corps qui s'emballe dans ma poitrine. c'est la frénesie des rêves inabouttis. la frustration de mes membres las, qui attendent depuis trop longtemps le véritable vol de l'oiseau. cet oiseau au plumarge épars d'où l'on appercevait des morceaux de sa peau ternie par la vie vagabonde. il avait l'air beau cet oiseau. autrefois. et aujourd'hui, il se laissait mordre par l'esprit d'une autre de ces bêtes. parce qu'elle lui ressemblait tant. parce qu'ils étaient si similaires. et parce qu'entre oiseaux volants dans un ciel nuageux, leurs ailes devaient battent à l'unisson. il ne saurait dire ce qu'était exactement cette âme. mais elle pouvait être tout, rien, n'importe quoi. parce qu'elle était si belle, animée par cette vie. parce qu'elle était si belle, sa lutte du paradis. parce qu'elle était si belle, sa larme emplie de cris. parce qu'elle était si belle, en pleurant face à lui. parce qu'elle était si belle, à quérir quelque envie.
    envie.
    envie.
    en vie.

      « on nous perfuse l'echec dans le sang pour nous mettre à terre comme des chiens. mais ce qu'ils ne comprennent pas, c'est que l'on veux vivre. et je peux te l'assurer... il n'existe aucune drogue ayant le pouvoir de faire taire la volonté de l'Homme. »

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MessageSujet: Re: « les indomptés » ft. TEORA   Dim 30 Nov - 18:44


les indomptés
je fixais des vertiges.



poupée de cire, poupée fragile.
accrochée à ton cœur, accrochée à ce souffle, cet éreintement d'une vie, d'une mort, l'espoir d'un battement inaudible, l'espoir d'une existence solide, d'une existence qui tangue, sans jamais dériver.
mais toi, tu ne tangues plus. tu es en chute libre, cette chute qui s'éternise au travers les larmes d'opales.
t'es plus qu'un fragment, cette esquisse d'une vie, cette esquisse d'un feu, cette esquisse d'un rien.
parce qu'au fond, t'es plus qu'une fine parcelle de folie, une lamelle de démence, un cratère de déraison.
parfois, tu te prends à rêver, tu te prends à songer. tu divagues parmi les hallucinations, tu divagues parmi les vagues, parmi tes troubles fragmentés, tes troubles aliénés.
tu aimerais soupirer sous les brises de l'eau, tu aimerais exhumer d'un halo sous les flots.
tu aimerais pouvoir sourire, tu aimerais croire en la vie, croire en toi, croire que tu n'es pas déséquilibre. croire en l'équilibre.
tu aimerais être aussi douce qu'un oisillon sifflotant au ciel son innocence, aussi fragile qu'une émotion naissante, être poupée de cire.
mais, tu es forte, tu es pleine de rage, pleine de crasse, pleine de cette mort qui t'envenime. tu voudrais ne plus cogner, ne plus frapper, ne plus tous les défigurer.

tu voudrais demeurer le frétillement d'une flamme, l'ardeur mesurée d'une vague, la régularité d'une âme.
tu voudrais tant de choses, tant d'espérance qui flotte dans le bleu de tes yeux, cet océan de contraste. ce dégradé d'émotions qui te saisit et t'enflamme, ces pastels tenaces qui te rongent et te voilent, te voilent de cette chimère d'une illusion.

la vie est chimère.
tu es chimère.
tu peux être ce que tu souhaites si tu le désires assez ardemment.
tu pourrais gravir des montagnes, t'envoler entre les espaces, entre tous ces astres. ils dégringolent, ils ne sont qu'aberration, ces mensonges qui tombent des comètes, des planètes et des tempêtes.
tout ça, cette grande infinité de sensations, n'est pas. ne fut jamais.
ce n'est qu'un rêve, cette larme qui roule n'est qu'un songe, cette voix qui t'emporte n'est que le doux crescendo de l'inconscience.

la vie n'existe pas. et si, et si, tout cela n'était pas.
et si, toutes ces émotions t'accablant de jour en jour n'était que des morceaux dans le noir, des parcelles d'ivoires.

au fond, au fond, ce n'est rien. tu n'es rien. il n'est rien. ces murs ne sont rien. tu pourrais fracturer cette prison de tes poings, de tes mains, d'un sourire évasion, d'un sourire papillon.
parce que ce ne sont que des mots.
parce que ce sont des mots.
et les mots peuvent tout.
et les mots sont plus puissants que milles et uns flammes du soleil, plus puissants que les guerres, plus puissants que ces bêtes en cages donnant des coups au hasard, tentant d'atteindre les monstres détruisant leur monde.
il te suffit de parler, d'abuser de ces mots pour croire, pour voir, pour espérer, pour rassurer.
alors, teora, tu te dis que tu n'es qu'un mot.
un mot si beau qui s'envole au travers les constellations, un mot qui se fige dans les espaces temps, qui s’imprègnent de toutes ces sensations.
un mot qui détruit ce mur, qui détruit la lune.
tu es destruction, tu es poison.
tu es les désastres des astres, tu es le chaos des souffrances, tu es toute cette puissance qui implose.

tu te sens bien, tu te sens si légère, comme un oiseau.
et par des mots, des mots pansant tes plaies pourtant si ancrées, il te libère de ta peine.
lui, lui, cette âme qui est mot, cette âme influente de sensations, cette âme que tu ne peux que percevoir. entendre son pouvoir, la douce mélodie de cette rage dissimulée sous un rideau de délicatesse.
il parle, il parle, il inonde leurs cages d'espoir, de toute cette rancœur aussi tranchante qu'un rasoir. il est une lame qui scintille dans la nuit, une dague qui tranche les veines des préceptes, qui déchire les hydres nous enfermant dans ces gouffres de néants, ces abysses de l'existence.

mais, ils ne peuvent pas nous contenir.
       ils ne peuvent pas nous tuer.
       ils ne peuvent pas déchirer la magie des mots, la splendeur de nos amères violences.
ils ne peuvent rien contre nous, ils ne peuvent rien contre la vie elle-même.
aussi, t'accrochant à la moindre sonorité s'égosillant de ses lèvres, tu t'abandonnes aux reflets de l'espoir, aux reflets d'une lumière explosant sous les yeux de bêtes humaines.

alors, alors, après ce chaos de sensations, après cette volonté insufflée à ton corps régis par la douleur, régis par les ténèbres. tu te relèves, tu te lèves, tu demeures debout, droite, contemplant d'un éclat féroce ces barreaux contenant nos fléaux, contenant leurs fléaux.

nous sommes leur effroi le plus ardent, cette peur s'insinuant en un frisson. nous sommes des frissons qu'ils tentent d'effacer, d'oublier.

mais, comment oublier l'origine même de la survie ? sans peur, personne ne peut survivre.
nous sommes leur vie.
nous sommes la vie.
ils contiennent l'existence, ils contiennent les phénomènes de la lumière, les explosions de néons, les déflagrations des mots.

" n’entre pas sans violence dans cette bonne nuit.
rage, enrage contre l'agonie de la lumière."



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MessageSujet: Re: « les indomptés » ft. TEORA   Lun 5 Jan - 23:54

le coeur de la nuit



    la larme qui coule. elle ne coule pas. c'est une perle de soie, qui se glisse au travers de ma gorge. c'est une métaphore. une caresse de l'esprit, qui s'évade de mon corps. évasion du poid. du poid de cette perle, qui se logeait en moi. perle nommée sincérité. elle se cache dans ma cage et a désormais percé au travers de mes côtes. enfin. enfin cette fois ci... enfin cette fois là... elle s'échappe et se laisse perler, comme une eau pure et calme... celle que l'homme n'a pas encore foulée, celle qui s'endort sous clarté. la lumière s'y reflète, les rayons la traverse... et l'on voit dans ces eaux noires une route de pâleur. innocente, belle et fragile. elle est éphémère, et mon coeur en est douloureux. la lumière, je voudrais la voir me traverser, encore. un fil en or, un fil de lumière. c'est mon fil d'ariane vers le réel univers. celui qui me fera rire, sourire, vivre.
    Vivre.
    Vivre.
    Vibre.
    Vibre.
    Vibre Duncan.
    Vibre de cette corde.
    Vibre de cet instrument.
    Vibre de cette musique.
    Vibre de cette danse.
    Vibre de la Vie.
    vie de cette voix derrière ce mur, qui nourrit ton inconscient et te libère. ferme les yeux. et dans ce noir contemple la couleur de sa voix qui s'égare au fond de tes oreille, pour venir frapper tes tympans et caresser tes paupière. comme un doux songe. comme ceux que tu ne fais pas. car les yeux fermés tu vois. tu vois tout. même ce visage derrière ce mur, tu le vois. tu vois son regard à travers ses mot. ses maux le dessinent. ses joies également. nous sommes fais d'os et de chair, de chair et de sang, de sang et de coeur, de coeur et d'esprit, d'esprit et de vie. vie. maîtresse des lieux, maîtresse de ma peau et de mes yeux. maîtresse de mes lèvres. maîtresse de mes cieux. musicienne de mon monde, tu composes en virtuose ce qui me construit. bâtis ma bâtisse. celle qui recueillera mon âme. bâtis sa bâtisse. bâtis leur bâtisse. bâtis leurs bâtisses. bâtis nos bâtisses. et ne soyons qu'un. ne soyons qu'une machine. une horloge dont les rouages font tourner ses aiguilles en rond. ma main dans la tienne, ta main dans la mienne, bâtissons la Vie et elle nous bâtira. alors tu pourras vivre... et de ta Vie tu Vibreras.
    je tremble.
    mon sang me gratte.
    je pleure.
    mes larmes me noient.
    je respire.
    mon souffle se noue.
    je hurle.
    ma voix n'est que silence.
    mon coeur lui, il bat. toujours. toujours. parfois je l'engueule. juste ppur qu'il comprenne qu'il ne fait que me narguer. alors je m'approche. encore de ce mur et au travers de mes yeux clos, je la vois près de moi. enrageant. comme un ouragan. comme celui qui dechire tout et ravage. elle crache sur le mal. elle crache sur l'injustice. elle crache sur le monde... celui qui nous mutile. le mauvais, pas le beau. non, le jardin d'éden flotte au dessus de nous. il attend que nos âmes devienne comme le mouton. blanc et calme. sans imperfection. alors moi aussi. moi aussi je hurle... je nettoie ma crasse, ma meurtrissure. celle qui fend mon torse et ma peau. celle qui fend mon Être et le tue. oui ! oui ! ouvre toi ! ouvre toi et achève moi ! non. non ne meurs pas. reste. reste avec l'espoir. l'espoir du beau. offre à la vie ta confiance. entre dans la danse. la danse des pleurs mêlés aux sourires. celle de chaque jour, pour le meilleur et pour le pire. alors jamais, jamais la vie ne saurait te dire : échec et mat.



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MessageSujet: Re: « les indomptés » ft. TEORA   Dim 18 Jan - 20:12


les indomptés
je fixais des vertiges.




sensation de chute éternelle, t'entraînant dans les abysses de ta vie, cette piètre lumière vive sans couleurs ni émotions, ce mélange d'atomes explosant entre les ténèbres du déni.
cette amère sensation glissant sur ta peau de verre, ondulant sur les reliefs de ton visage, ce visage sali par le sang.
tu n'es plus que sang et folie.
et cette réalité t'étouffe de milles et uns remords,
cette réalité t'assiège d'un sentiment de doute.
au fond, au fond, mérites-tu peut-être cette détention dans le noir.
cette condition de bête n'est qu'une vengeance du ciel.
ton frère t'envoie sa haine des cieux,
ton passé te talonne et t'assomme de cette vérité si blessante.
tu es blessée, touchée, par cette folie exténuant tes minutes, tes secondes, tes heures, cette existence sans couleur.
pourquoi ce besoin de détruire tout ce que tu touches,
pourquoi cette nécessité d'aboutir à la déchéance,
pour cette fatalité des ténèbres se refermant sur tes yeux océans,
pourquoi, pourquoi, pourquoi as-tu laissé faire ça, teora.
tu parles à un spectre, tu pleures dans la nuit, tu songes à ta rage qui boue d'une fervente oppression.
tu aimerais taper, frapper, t'envoler.
être pardonné.
seulement pardonné.
tu imagines son regard muet par la fin, cette plaie béante à jamais gravé entre les tissus blancs de sa chemise éternellement souillé par la bêtise humaine, par ta propre bêtise.
au creux de sa tombe, comme il doit te haïr, ce détenteur de la lumière.
comme il doit jouir, de tes larmes salées, de tes bras mutilés, de ta démence bafouant le moindre de tes sens.
quel plaisir que de contempler le chaos accompli, cette anarchie de toute une vie.
il le sait, tu le sais, le monde le sait.
tu finiras entre les profondeurs des ténèbres, dévorée par cette divagation te bouffant, te bouffant si lentement, prolongeant une souffrance inhumaine.
mais, tu mérites ce châtiment.
tel est ton destin, succomber à tes plaies, décéder sous la douleur lancinante de tes actions dépassés.
tu es née pour mourir dans ta honte et ces remords extravagants, dégageant toute raison.
tu es née pour tuer ton frère, comme il est né pour être tué par sa sœur.
sa propre sœur, cette ange au regard si pur, à la chevelure flamboyante qui riait comme une forcenée.
et lui, ces cheveux d'un blond vénitien te poursuivant dans le moindre de tes souvenirs, la moindre de tes vies.
il est partout et nul part à la fois.
il est dans la douleur de ces bêtes abandonnés, il est dans la moindre de tes larmes, il est dans chaque soupçon de ces ténèbres.
mais, non, non, non, il est mort, teora, il est mort, partit, envolé, terrassé, décédé, entre les nuages, ces amers nuages déversant la haine et les déluges de cette colère explosant de ces innombrables cœurs.
ces cœurs souffrants de milles et uns maux empoisonnés. il n'est qu'un fantôme, il n'est que la conséquence de cette noirceur sans fin, il n'est que l'ombre de tes regrets épicés. il ne vit plus qu'en toi, toi seule demeure vivante pour te souvenir de lui.
de sa générosité, de son visage doux fidèle, de sa confiance aveuglante.
de sa plaie béante.  

l'obscurité révèle tes plus ancrés repentirs, libère toi teora, libère toi.
ose rêver de la fin, cette fin, cette fin si marquée en toi, dans chaque cellule de ton corps animée de cette rage de dépérir et de détruire.
tu es une arme de la souffrance, du haut de son trône de fermeté, elle t'a envoyé régner sur terre pour répandre revanche et sang.
jamais, jamais, jamais, tu ne songeas tant à cet acte, cet acte irréversible, son visage inanimé, son corps ensanglanté.

tu délires, tu délires, tu n'es plus que délire.
aveuglé par ta folie, aveuglé par ta douceur morte entre les vagues de tes souvenirs épuisés, éreintés de cette agitation continuelle.

respire, respire, respire. ouvre ton âme à la vie, n'abandonne pas la mémoire de ton frère.
n'abandonne jamais.
tu es née pour souffrir pour lui, tu es née pour te souvenir de lui.
tu es née pour vivre avec le poids de tes remords, à n'en point finir. affrontes chaque ondulation de la douleur et bats toi pour ton pardon, bats toi contre cette démence s'imposant en ton frêle corps de poupée.

se battre, se battre, se battre à en perdre la vie, se battre pour assurer un avenir, se battre pour quitter ces barreaux, s'évader, s'envoler, quitter les esquisses de cette terre maléfique et explorer les contrées d'un espace en l'attente de ta souffrance.
répands là au-delà du monde, répands là comme cette poussière dorée, devient toi-même poussière et propage toi au travers les étoiles.

pour retrouver ton frère.
et oser espérer un pardon quel qu'il soit.


tu glisses contre le mur, encore une fois.
ces lieux sont des temples de réflexion.
et malgré cette absence de lumière, ta folie se développe tel une plante morte gorgée par les rayons de cette sphère aveuglante.

sans bouger, sans même respirer, tu te tournes vers cette âme infortuné accompagnant ta déchéance.

" penses-tu qu'un jour, les victimes de tes actes te soulageront de tes remords ?"

▲ teora

(c) AMIANTE

_________________
she was drowning,
but nobody saw her struggle.

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