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 quand vient la nuit. (ivan)

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Naïa Keynes
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MessageSujet: quand vient la nuit. (ivan)   Lun 22 Fév - 20:10

quand vient la nuit



    pourquoi t'es triste ?
    pourquoi tu pleures ?
    pourquoi tu hurles ?
    pourquoi t'es toi ?
    pourquoi, pourquoi, pourquoi,
    chanson amère dévalant l'esprit de la jeune fille tornade. à moins qu'elle ne soit plus jeune fille, mais uniquement tempête, désillusion, blizzard du soir bouffé de l'intérieur par un cœur se pensant centenaire et détenteur de la souffrance profonde et véritable.
    à moins qu'elle ne soit même plus cela, même plus tornade, fureur, mais une âme sans vie échouée dans un monde obscur, parfois gris, parfois terne, mais jamais éclatant, immaculée, blanc.
    'est à peine si elle souvient des lettres de son nom, perdant la notion de sa propre identité, devenant un dénommé personne. ou l'incarcéré, la tarée, la maudite gamine au cœur battant à tout rompre, hurlant violemment. ils l'ont traînée entre les profondeurs des sous-cols, entraînée dans son destin de sel et de sang. les poings enchaînés luttant pour s'ouvrir en une envolée de liberté, mirage impensable, mais pourtant pensée, haut et fort, en une voix sûre et large, la voix de l'enfant fatalité. si elle le pouvait, elle aurait brodée ce mot sur sa peau, promesse miroitant entre les abysses de son futur.
    et, plus elle s'enfonçait dans la pénombre, plus elle entrevoyait les élans de la lumière, d'un vaste ciel aux consonances rosées, d'une plaine verdoyante jusqu'aux éclats foudroyants du soleil brûlant si forts ses yeux océans qu'elle aurait du les plisser pour continuer à se noyer dans sa clarté.
    une imprévue sensation la rendant soudainement aussi intouchable qu'une comète traversant les univers, aussi vivante qu'un nouveau-né poussant son premier cri.
    elle n'est plus triste,
    elle ne pleure plus,
    elle ne hurle plus,
    elle n'est plus elle.

    elle imagine simplement les reflets de la véritable beauté, celle qui ne s'éteint jamais. et elle se dit alors, c'est donc à cela que ressembles l'espoir ?
    espoir, espoir, quand tu nous tiens, son souffle se retient, ses yeux brouillent cette réalité obscure d'un nuage de clarté. elle n'est plus une gamine saccagée par les pourquoi, pourquoi le ciel est bleu, pourquoi le noir est-il si noir, pourquoi papa et maman sont en prisons, pourquoi grand-mère tu es morte, pourquoi tu m'as laissée, pourquoi j'ai du sel dans les yeux et un papillon dans mon cœur ?
    pour la première fois, elle possède une réponse à ses questions, ou du moins, elle n'en a plus rien à faire de l'exacte vérité, elle veut juste exploser, juste montrer qu'elle n'a pas peur, qu'elle n'aura plus jamais peur, du noir, du mal, des autres.
    elle sera forte, naïa.
    elle sera grande, naïa.
    elle sera fière, naïa.
    malgré les barreaux de sa cellule se refermant derrière elle, malgré ce sentiment de solitude cognant contre sa poitrine, malgré la vie, malgré les cris des sous-sols pleins de larmes, de désespoirs, de mal-être, malgré tout.
    alors, debout, scrutant le regard de son geôlier, son visage fin se découpant d'un sourire hors contexte, elle déclare d'une voix mesurée et élancée d'un ton de rébellion inespéré :
    « va te faire foutre ! »
    quelques lettres chargées de milles et unes significations, comme si du haut de son espoir inestimable, elle lui crachait en pleine tête, je n'ai pas peur de cette solitude, peur de ma violence coulant dans mes veines depuis la naissance, peur de tomber de haut entre les pénombres de ma cellule, peur du monde et de ses malheurs infinis.
    sans un mot supplémentaire, il quitte le devant de la scène, l'abandonnant à la noirceur de leurs âmes enragés, l'abandonnant elle, à son âme brillant pourtant d'un faisceau de lumière infini.  


_________________
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Ivan Beauchamp
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MessageSujet: Re: quand vient la nuit. (ivan)   Mar 23 Fév - 4:43


    ivan, il a toujours joué à se faire croire. se faire croire qu'il allait tout bien comme il faut. se faire croire qu'il n'avait pas sa place ici, se faire croire qu'il était bien mieux que tous les autres, que c'était qu'une erreur de parcours. croire, croire, croire et encore croire, juste pour oublier la réalité.la réalité, il la fuit, mais il y a longtemps qu'il s'est essouflé, l'air pris dans ses poumons encrassés, il a trébuché sur son ombre.

    il a jamais été plein d'ambition ivan, alors il s'est retiré de la course.les pensées reviennent l'envahir. il n'a rien d'autre à faire que penser ici. il aurait dû se fermer la gueule. mais pourtant, c'était tellement, tellement tentant de crier juste pour ne plus s'entendre penser. maintenant, il regrette. il ne s'est jamais vraiment senti bien ici. il n'y a rien pour s'enfuir de soi-même. la pire prison, c'est sa propre tête.

    il n'a jamais été de ceux qui peuvent se perdre dans leurs pensées rien qu'en regardant un mur blanc. il a toujours été trop brillant, trop concentré pour ça. jamais décroché en classe, jamais dans la lune. et maintenant il est cloué au sol froid pour toujours, sa fusée a explosé au démarrage, la lune il ne la verra jamais de proche, ne caressera jamais ses cratères.

    c'est correct. ça va. ça ne dérange pas (s'il le dit assez, peut-être qu'il va finir par y croire. encore ce jeu de se faire croire). il n'y a plus personne pour le juger, pour le renier, pour lui dire qu'il est une déception. mais alors, pourquoi est-ce qu'il a aussi mal au ventre et au crâne? ivan, il n'a qu'à se blâmer lui-même. ivan le raté, qu'il se répète.

    ivan il se répétait ça, en continu, jusqu'à ce qu'un cri déchire l'atmosphère. un cri qui vous retourne, qui vous réveille. c'était pas des beaux mots. pourtant, ivan il aurait pu prendre ça pour de la poésie. ce qui compte dans la poésie, ce ne sont pas les mots, c'est l'émotion. et l'émotion elle était là. tellement là qu'il en a oublié les siennes une fraction de seconde. il n'avait même pas remarqué qu'il y avait une autre âme ici, deux êtres perdus.

    « merci. »

    c'est rien qu'un mot, mais il espère qu'elle va comprendre. comprendre que sa voix c'était comme débrancher les hauts-parleurs de son esprit.toujours dans un coin de la cellule, la nuque contre le mur froid, il répète, moins fort, comme pour confirmer que ses cordes vocales à lui aussi marchaient.
    « merci. »

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Naïa Keynes
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MessageSujet: Re: quand vient la nuit. (ivan)   Mer 24 Fév - 22:03

quand vient la nuit



    naïa rêve de poésie, de sens profond, révélation. elle rêve de s'envoler entre les atmosphères à l'image d'une colombe ensanglanté par la vie, mais toujours flamboyante, animée d'un fervent désir de quitter la terre, le ciel, la mer pour entrer dans le chaos suprême de l'au-delà.
    ici, sous-terre, si loin des songes d'autre monde, elle ne rêve plus que d'offrir sa lumière à toutes les âmes hurlant à la mort et à la vie toutes les blessures de leurs âmes endoloris.
    naïa rêverait de leur tendre sa fureur, ce rayonnement s'échappant de ces ultimes lueurs d'espoir séjournant en elle. elle rêverait de briser les barreaux de cette cellule faite de papier et d'obscurité, et de clamer haut et fort sa liberté.
    la liberté.
    elle aime la délicatesse de ce mot sur sa bouche, elle aime le prononcer de toute l'intensité vibrant en elle semblable à des électrons libres l'enflammant de quelques décharges violentes. elle aime l'idée de voler, s'envoler, s'évader.
    naïa, elle se sent intouchable, à des milliers d'années lumières de la mort, qu'elle est prête à saccager les derniers lambeaux du monde en un demi-sourire vainqueur. prête à décrocher les planètes de leurs horizons éloignés, à rapprocher la lune de la force de ses bras afin qu'elle éclaire les sinueux chemins obscurs de ces lieux maudits. prête à s'embraser, comme une comète.
    dans la pénombre des cellules, résonne soudainement un merci délicat et si puissant à la fois, le merci du condamné entendant la voix de la lumière s'exalter d'une rage non feinte. un simple mot s'étendant dans les airs vers elle pour former des étincelles ondulants sous ses yeux chandelles.
    soudainement, naïa se sent résistante, solidaire et non plus solitaire. naïa se sent tel un soldat partant à la guerre en compagnie de tous ces êtres se sachant condamnés, mais entamant le chant des enivrés par l'impunité. naïa se sent prisonnière hurlant au monde en rythme avec les cœurs brisés jonchant les cellules.
    naïa se sent femme du monde indépendante, puissante et créatrice d'un nouveau souffle,
    le souffle des brisés.
    alors, en une voix laissant transparaître un sourire, elle répond au garçon de l'obscurité:
    « c'est un plaisir. »
    et pour la première fois depuis des décennies, elle pense réellement les quelques mots franchissant ses lèvres. jamais elle ne fut aussi exaltée que par sa violence quittant son corps. aussi libre, aussi illuminée, tel un soleil réchauffant les visages et éveillant les âmes à danser sous l'aube du matin.
    se rapprochant de la voix brodée de noir, elle ajoute:
    « ils ne me tueront jamais à coup d'obscurité. ni d'isolement. ni de quoi que ce soit en fait, y a pas moyen que je leur offre cette satisfaction. »
    et dans ce noir écrasant, tout devient soudainement plus clair, paradoxe de la forme, mais paradoxe éclatant. elle comprend enfin que seul le chaos lui permet d'avancer. l'obscurité est une denrée rare la libérant de ses mœurs et silences tenus. elle n'a plus peur de s'exprimer, plus peur de se laisser aller, plus peur de sourire alors qu'elle sait pertinemment que cette esquisse n'est que chimère de son cœur se pensant affranchi.
    elle n'a pas la tête dans les étoiles, mais pourtant, elle en a tant l'impression.
    et elle adore ça, cette sensation au creux de sa poitrine la brûlant sauvagement.
    « t'es là depuis combien de temps, voix sans visage ? »demande t-elle simplement.
    dans un coin de sa tête, naïa la vaillante se dit sobrement,

    et la lumière fut.


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